Guide de quartier · SoPi
Coffee shop rue des Martyrs : où boire un vrai café de spécialité dans le SoPi
La rue des Martyrs, c'est la colonne vertébrale gourmande du 9e : une pente qui descend de Pigalle vers Notre-Dame-de-Lorette, bordée de primeurs, de pâtissiers et, depuis quelques années, de comptoirs de café de spécialité. On vous emmène cartographier ce micro-quartier — le South Pigalle — pour comprendre où poser sa tasse et pourquoi le secteur est devenu l'un des repaires du bon café à Paris.

Il y a des rues qu'on parcourt et des rues qu'on habite du regard. La rue des Martyrs appartient à la seconde catégorie. On y descend en flânant, un sac de courses dans une main et un gobelet de café dans l'autre, en s'arrêtant devant une devanture de fromager, une vitrine de pâtissier, l'étal coloré d'un primeur. Depuis quelques années, un nouvel acteur s'est glissé dans ce décor de commerces de bouche : le coffee shop de spécialité, ce petit comptoir où l'on tire un espresso soigné et où l'on sert des flat whites au lait micro-moussé.
Ce guide n'est pas un classement de plus. C'est une balade de quartier : on raconte pourquoi la rue des Martyrs concentre autant de bonnes tables et de bons cafés, on décrit les ambiances selon les tronçons et les micro-quartiers, et on explique où poser sa tasse selon le moment de la journée. Et parce qu'on est du coin, on vous glisse une escale à deux pas, sur le Faubourg Poissonnière : la nôtre.
La rue reine du 9e
La rue des Martyrs, épine dorsale gourmande du 9e
La rue des Martyrs a une géographie qui explique tout : c'est une pente. Elle démarre en bas, côté Notre-Dame-de-Lorette, à la lisière des Grands Boulevards, et remonte plein nord jusqu'à la place Pigalle, à la frontière du 18e. Cette inclinaison en fait une rue qu'on descend et qu'on remonte lentement, à hauteur de vitrine : l'idéal pour une artère commerçante. Sur quelques centaines de mètres se succèdent boulangers, fromagers, cavistes, chocolatiers, poissonniers et primeurs, dans une densité de commerces de bouche qu'on retrouve dans peu d'endroits à Paris.
L'ambiance change selon le tronçon. Le bas, côté 9e, est le plus animé et le plus « marché » : on y fait ses courses le samedi matin, on s'y croise entre voisins. En remontant vers Pigalle, la rue devient plus bistrot, plus nocturne, à mesure qu'on quitte le 9e résidentiel pour approcher l'effervescence de South Pigalle. C'est cette double personnalité — village le matin, quartier vivant le soir — qui donne à la rue des Martyrs son épaisseur, et qui a fait d'elle un terrain idéal pour le café.


La troisième vague
Pourquoi ce quartier est devenu un repaire de café de spécialité
Le café de spécialité s'est installé à Paris par vagues, et le 9e a été l'un des arrondissements où la troisième — celle qui traite le café comme un produit de terroir, avec origine, torréfaction récente et extraction soignée — a pris le plus vite. La raison tient au terrain : un quartier dense, résidentiel, jeune et créatif, avec une population qui a l'habitude d'acheter du bon fromage et du bon pain, et qui n'a eu aucun mal à transposer cette exigence à sa tasse du matin.
À cette clientèle de riverains s'ajoutent deux populations qui font vivre les comptoirs en semaine : les télétravailleurs, en quête d'un lieu confortable pour poser leur laptop, et les flâneurs du week-end, qui font de la balade rue des Martyrs un rituel. Un café de spécialité y trouve tout ce qu'il lui faut : du passage, une clientèle prête à s'attarder, et un voisinage de commerces de qualité qui tire l'ensemble vers le haut.
Ce qui distingue un café de spécialité d'un café de comptoir
En deux mots : l'origine, la torréfaction et l'extraction. Un café de spécialité repose sur des grains tracés jusqu'à la ferme, torréfiés récemment par des artisans, puis tirés par un barista qui règle la mouture et le temps d'extraction. Le café de comptoir classique, lui, mise sur un mélange standard, souvent sur-torréfié et servi à la chaîne. On ne détaille pas ici toute la théorie : pour l'extraction, la torréfaction et les méthodes douces, on vous renvoie à notre guide complet du café de spécialité.
Autour de la rue des Martyrs : les micro-quartiers où poser sa tasse
« Le quartier de la rue des Martyrs » n'est pas un bloc uniforme. C'est une mosaïque de micro-quartiers, chacun avec son ambiance et son heure de gloire. Plutôt que d'aligner des noms d'adresses, mieux vaut apprendre à lire ces atmosphères : c'est ce qui vous permettra de choisir le bon comptoir selon votre humeur, quel que soit l'endroit précis où vous poussez la porte.
On peut distinguer quatre ambiances. Le bas de la rue, autour de Notre-Dame-de-Lorette, joue la carte village : calme le matin, familial, propice au café tranquille. Le South Pigalle (le fameux SoPi), entre la rue des Martyrs et la rue Frochot, est plus branché, plus dense en petits lieux à la déco soignée. La remontée vers Pigalle devient plus nocturne et bistrot, à la lisière du 18e. Enfin, la jonction avec les Grands Boulevards, plein sud, bascule dans un Paris plus passant et haussmannien, où les cafés servent aussi une clientèle de bureau. Quatre climats en quelques centaines de mètres : c'est toute la richesse du secteur.
Notre-Dame-de-Lorette et le bas du 9e : l'esprit village
C'est le pied de la rue, là où elle s'ancre dans le 9e résidentiel. Autour de l'église Notre-Dame-de-Lorette et de sa place, le quartier respire une tranquillité presque provinciale : immeubles clairs, rues plus larges, terrasses posées. Le matin, on y vient chercher son pain, on s'installe au comptoir pour un espresso ou un flat white avant d'attaquer la journée. La lumière y est douce, le rythme lent : c'est le tronçon idéal pour un café où l'on prend son temps.
Ce bas du 9e a un autre atout : il fait la charnière avec le reste de l'arrondissement. En quelques minutes à pied, on rejoint le Faubourg Poissonnière, les Grands Boulevards ou le quartier de la gare — autant de secteurs que le 9e décline en autant d'ambiances café. Le riverain qui commence sa journée ici ne reste pas prisonnier d'une seule rue : il a tout un arrondissement de bons comptoirs à portée de pas, ce qui rend la balade encore plus tentante.
South Pigalle et la remontée vers Pigalle
À mesure qu'on remonte la rue des Martyrs, l'atmosphère se densifie. On entre dans le South Pigalle — le SoPi — ce quadrilatère devenu, en une dizaine d'années, l'un des micro-quartiers les plus courus de la rive droite. Ici, les petites rues comme la rue Frochot ou la rue Henry-Monnier alignent des façades soignées, des bars à cocktails, des boutiques de créateurs et, bien sûr, des cafés à la déco travaillée, pensés pour qu'on s'y pose autant que pour qu'on y boive un bon café.
Plus haut encore, à l'approche de la place Pigalle, le quartier bascule dans une énergie plus nocturne et plus mélangée, à la frontière du 18e. C'est le tronçon de la dernière tasse : celle qu'on prend en fin d'après-midi, avant de rejoindre un dîner ou une soirée. Le café n'y est plus tout à fait le rituel du matin ; il devient une pause, un point de rendez-vous, une transition entre le jour et la nuit. Savoir à quel étage de la pente on se trouve, c'est déjà savoir quel genre de café on va y boire.

L'escale néo-zélandaise
Jim's Corner, l'escale café de spécialité à deux pas de la rue des Martyrs
Prolongez la balade vers l'est : au 127 rue du Faubourg Poissonnière, à quelques minutes à pied du bas de la rue des Martyrs, Jim's Corner tire un café de spécialité d'inspiration néo-zélandaise. Ici, le drink phare est le flat white — un double ristretto noyé dans un lait micro-moussé, texture soyeuse et grain mis en avant — aux côtés du filtre du jour, dont l'origine change au fil des arrivages. Les grains sont torréfiés par des artisans parisiens, et les baristas recalibrent l'extraction à chaque nouveau lot.
La maison assume une ambiance cosy plutôt que le minimalisme froid : tons chauds, bois brut, lumière naturelle en salle, et une terrasse ouverte sur le Faubourg. On y vient pour un café à emporter, une pâtisserie maison, une session laptop de deux heures ou simplement une pause au calme. C'est l'adresse à ranger dans votre carte mentale du quartier — l'étape spécialité juste à côté de la rue gourmande. Pour tout savoir sur la maison, découvrez notre coffee shop de spécialité.
Comment venir depuis la rue des Martyrs
À pied, comptez une petite dizaine de minutes depuis le bas de la rue des Martyrs : on descend vers Notre-Dame-de-Lorette, puis on file plein est vers le Faubourg Poissonnière. En métro, les stations Cadet (ligne 7) et Poissonnière (ligne 7) sont les plus proches ; Notre-Dame-de-Lorette (ligne 12) reste le repère idéal pour boucler la balade côté rue des Martyrs. Un itinéraire simple, tout en descente douce, parfait pour flâner d'une vitrine à l'autre.
Au bon moment
Quel café pour quel moment dans le quartier
Un même quartier ne se boit pas de la même façon à 8h et à 18h. Le petit-déjeuner sur le pouce se prend en bas, côté Notre-Dame-de-Lorette, d'un espresso serré ou d'un flat white avalé au comptoir avant le travail, une viennoiserie à la main. La pause télétravail, elle, appelle un lieu plus calme en semaine, où poser son laptop sans être bousculé : on y reste une heure ou deux, on se ressert.
Le samedi, place au café d'après-shopping : après avoir arpenté la rue des Martyrs et rempli son cabas, on s'installe pour un cappuccino et un moment de répit, idéalement en terrasse. Et en fin de journée, la dernière tasse avant Pigalle — un filtre ou un long black pris en remontant vers le SoPi — marque la bascule vers la soirée. À chaque moment son adresse et son geste ; à vous de composer votre journée café selon la pente.


Bureau bis
Télétravailler au calme autour de la rue des Martyrs
Le quartier a tout du bon spot de télétravail, à condition de bien choisir son créneau. En semaine, le matin et le début d'après-midi sont les fenêtres les plus calmes : la salle respire, la lumière est douce, et l'on peut enchaîner deux heures de concentration sans se sentir de trop. Le week-end, en revanche, mieux vaut assumer une pause plutôt qu'une session de travail : le service tourne, les tables sont convoitées.
Trois critères font un bon comptoir de travail : un wifi fiable, des prises accessibles et une équipe qui ne vous presse pas de libérer la table. Chez Jim's Corner, à deux pas du quartier, ces trois cases sont cochées : beaucoup de nos habitués sont des freelances et des créatifs du 9e qui en ont fait leur bureau bis. Un flat white bien tiré, une prise à portée, une pâtisserie maison pour la coupure de 16h : c'est souvent tout ce qu'il faut pour une journée productive.
Vos questions
Café de spécialité rue des Martyrs : questions fréquentes
Où trouver un café de spécialité près de la rue des Martyrs ?+
Le bas de la rue des Martyrs, le triangle de Notre-Dame-de-Lorette et le South Pigalle concentrent aujourd'hui la majorité des adresses de café de spécialité du 9e. À quelques minutes à pied, sur le Faubourg Poissonnière, Jim's Corner tire un café de spécialité d'inspiration néo-zélandaise : flat white, filtre du jour et pâtisseries maison, en salle ou en terrasse.
La rue des Martyrs est-elle bien dans le 9e arrondissement ?+
En grande partie, oui. La rue des Martyrs commence dans le 9e arrondissement, au niveau de Notre-Dame-de-Lorette, et remonte vers le nord jusqu'à la limite du 18e, aux abords de Pigalle. Son cœur commerçant et gourmand — primeurs, fromagers, pâtissiers, cafés — se trouve côté 9e, ce qui en fait l'une des artères emblématiques de l'arrondissement.
Qu'est-ce que le SoPi (South Pigalle) exactement ?+
SoPi est le surnom donné au South Pigalle, le bas du quartier de Pigalle côté 9e, autour de la rue des Martyrs, de la rue Notre-Dame-de-Lorette et de la rue Frochot. C'est un micro-quartier résidentiel et animé, devenu en quelques années l'un des repaires du café de spécialité parisien, entre boutiques de bouche, terrasses et petites rues à flâner.
Quels métros pour rejoindre le quartier de la rue des Martyrs ?+
Trois stations encadrent le secteur : Notre-Dame-de-Lorette (ligne 12) au bas de la rue, Saint-Georges (ligne 12) côté SoPi, et Pigalle (lignes 2 et 12) en haut. Pour rejoindre Jim's Corner depuis la rue des Martyrs, les stations Cadet (ligne 7) et Poissonnière (ligne 7) sont les plus proches, à quelques minutes de marche vers l'est.
Quelle différence entre un café de spécialité et un café de comptoir ?+
Un café de spécialité repose sur des grains notés au moins 80/100 par la Specialty Coffee Association, une origine traçable, une torréfaction artisanale récente et une extraction maîtrisée par le barista. Le café de comptoir classique privilégie un mélange standardisé, souvent très torréfié et tiré à la chaîne. Le premier met en avant les arômes du grain ; le second, la routine du percolateur.
Peut-on télétravailler au calme dans le quartier ?+
Oui, à condition de choisir son créneau et son adresse. Le bas du 9e et le SoPi comptent plusieurs cafés propices au travail en semaine, plus calmes le matin et en début d'après-midi. Chez Jim's Corner, wifi et prises sont accessibles, l'ambiance reste posée en dehors du service du week-end, et personne ne vous presse de libérer la table.
Faut-il réserver pour venir chez Jim’s Corner ?+
Pour un café à emporter ou une pause en semaine, vous pouvez venir directement au comptoir. Pour un brunch le week-end ou une table à plusieurs, la réservation en ligne évite l'attente aux heures de pointe. Un service de click & collect permet aussi de commander boissons et pâtisseries maison à récupérer sur place.
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Pour aller plus loin
La prochaine fois que vous descendez la rue gourmande, poussez un peu plus loin : venez tester un flat white et une pâtisserie maison, en salle ou en terrasse, dans notre coffee shop rue des martyrs — réservation et click & collect disponibles en ligne.

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